Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

19/10/2016

Tribu acteur social de développement

La "crise congolaise", la "congolisation", le mal zaïrois" ne sont pas nés après 1960 mais en 1885 avec la reconnaissance de l'Etat indépendant du Congo, le 23 février 1885 lors de la Conférence de Berlin. Pour être précis, les Puissances représentées à Berlin reconnaissent l'Association internationale du Congo (AIC) comme Etat souverain; le nom Etat indépendant  du Congo fut donné à la nouvelle entité internationale par l"arrêté royal du 29.5.1885 et sa proclamation eut lieu à Vivi le 1.7.1885.

La désintégration des groupes sociaux et leur aliénation économique, sociale et culturelle débutèrent avec la "congolisation colonialiste" entreprise par Léopold II, mais, malgré les nécessités de l'urbanisation et de l'industrialisation, la réalité sociale des masses populaires se vit toujours dans des limites tribales homogènes, "l'identité communautaire demeure".

Les réactions à la colonisation furent le plus souvent des manifestations de communautés de base ou "nations tribales" contre l'Etat unitariste et absolutiste. D'aucuns ont voulu opposer cette résistance tribale au nationalisme moderne unitaire alors que le nationalisme tribal pourrait bien être une étape vers un véritable développement révolutionnaire autocentré.

C.K. Lumuna-Sando ne démontre-t-il pas, dans son essai (La question tribale au Congo, Cahier Africa 1, Bruxelles, 1978, 87 p.) préfacé par le professeur Benoît Verhaegen, que "le nationalisme premier, tribal est le seul garant de la défense d'une souveraineté populaire, d'une organisation socio-économique introvertie et libérée des structures extraverties imposées par l'étranger"(ouvr. cité p. 12).

Dans cette étude provocante l'auteur  défend le nationalisme tribal fondé sur la solidarité et la résistance des masses rurales contre le nationaltribalisme de la bourgeoisie urbaine aliénée par l'étranger et née de la diaspora de l'armée, des camps de travail et des centres extra-coutumiers. Il y oppose l'Etat "entité structurelle minoritaire et monopoliste" contre la "nation tribale, dans son unité de terre, de culture, de langue, comme lieu d'intégration inaliénable". Aussi concernant le tribalisme, l'auteur affirme avec force que sa "condamnation brutale et hâtive résulte d'une trahison fondamentale de la base même de notre société, c'est-à-dire de nos masses populaires" (ouvr. cité p. 66).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

préfacé par

 

 

 

 

 

 

 

18/09/2016

Un peuple, une langue

Chaque peuple ou ethnie, voire chaque tribu, parle une langue ou un dialecte différent. De plus chacun connait, généralement, outre sa langue, celle de son voisin.

La langue est étroitement liée à la vie du groupement humain qui le parle, à ses conditions économiques, à son organisation sociale et politique, à ses conceptions religieuses et à ses moeurs ainsi qu'à la valeur qu'il y attache.

Une langue est l'expression fidèle de l'ensemble de l'état de civilisation d'un groupe: lorsque cet état se modifie, la langue ne reste pas immuable; elle vit, elle évolue avec l'ensemble et crée un instrument adéquat aux besoins de la civilisation nouvelle. Pour le sociologue, la langue est donc un outil précieux.

Lorsqu'est reconnue la valeur sociologique du langage, l'utilisation de la langue locale devient indispensable dans l'éducation et l'enseignement. Néanmoins l'usage de la langue maternelle ne doit pas être pris dans un sens trop absolu car l'usage de la langue maternelle ne doit pas être pris dans un sens trop absolu car l'emploi de la plupart des idiomes locaux est trop limité et leur nombre aussi étendu que celui des groupes ethniques. Le Congo a donc intérêt à voir s'établir une ou plusieurs langues communes nationales qui auront à se substituer à la langue française étrangère. Des langues nationales congolaises seront plus proches de la langue maternelle des enfants qu'une langue européenne.

Déjà à l'époque coloniale "on a proposé de faire du louba la langue de l'administration et des études supérieures de tout le Congo belge" (Van Caeneghem, Le luba langue commune congolaise, revue Louvania, Elisabethville, 1944, n°5).

Le choix des langues nationales congolaises s'imposera plus par l'expansion naturelle de quelques langues ethniques au delà de leur territoire que par une décision d'autorité.

Quatre langues nationales: le lingala, le kiswahili, le tshiluba et le kikongo, sont plus largement répandues et diffusées par les media nationaux et régionaux. Ce choix limitatif pourrait être critiqué tout au moins pour deux raisons: 1° le lingala n'est la langue d'aucun peuple mais plutôt une langue mixte simplifiée, un moyen de communication entre gens de langues différentes; 2° plusieurs autres langues véritables voient leurs domaines s'étendre comme le lomongo-nkundo, le pazande, l'otetela, le ngbandi, etc.

 

 

 

che

08/09/2016

Que ferais-je si j'étais président de la République démocratique du Congo?

Je consulterais les chefs traditionnels car ils représentent plus de la moitié du pays.

J'obligerais  d'apprendre à lire et écrire à tous les enfants dans leur langue maternelle afin de sauvegarder la culture ou ^plutôt les cultures du pays. Cet apprentissage  durera normalement 3 années du primaire; une langue nationale sera au programme du secondaire.

La capitale sera déplacée au centre du pays, la future Lumumbaville dans le Territoire de Katako-Kombe à Onalua car il est nécessaire de désengorger Kinshasa.

Tout universitaire congolais désireux de travailler pour l'Etat serait préalablement soumis à un séjour d'une année dans son village d'origine. Il devrait en être de même pour tout homme politique.

J'exigerais de revoir le droit familial conformément à nos droits coutumiers et à celui de Paris; je pense spécialement à l'âge du mariage fixé à 18 ans alors que toutes nos grand-mères ont été épousées bien avant cet âge.

Et cetera, etc...