01/01/2011
Un programme de développement pour le Congo basé sur la décolonisation mentale et l'authenticité
En exergue il me plaît d'indiquer ces paroles d'Ernest Mandel toujours très actuelles et qui me guident généralement dans la recherche du bien commun: "Ne succombez pas à la résignation, au cynisme, face aux terribles épreuves qui nous attendent tous. Ne vous repliez pas sur les "solutions individuelles" (les avantages de la société de consommation sont toujours ouverts à certains, fût-ce sur une base beaucoup plus restreinte qu'avant). N'oubliez jamais l'engagement moral de tous ceux qui se réclament du marxisme: la défense intransigeante des intérêts des exploités et des opprimés à l'échelle mondiale, tout le temps. Ne vous contentez jamais d'activités de pure propagande. N'oubliez jamais l'engagement initial et final de Karl Marx: essayer de commencer à changer le monde" (New-York, 11 novembre 1994).
Un programme de développement pour le Congo ne peut se concevoir que s'il répond à une "remise en question de certains principes issus de la colonisation" (Mabika Kalanda, La remise en question. Base de la décolonisation mentale, Coll. Etudes congolaises, n° 14, Ed. Remarques Africaines, Bruxelles, 1965). Mabika Kalanda est le père du concept de l'authenticité. Concept repris et érigé en modèle politique par le Président Mobutu (27 octobre 1971).
Bible et cosmogonie négro-africaine
De plus je ne suis aucunement persuadé sur le postulat d'un Dieu créateur et tout puissant (3 pouvoirs: esprit, science, politique) dans la cosmogonie kongo et/ou négro-africaine. Que Ekumani Wetschi, Simon Kimbangu, le belge Placide Tempels, le rwandais Alexis Kagame, le malien Doumbi Fakoly..... en soient persuadés tiennent peut-être à leur formation. Ce Dieu premier ne vient-il pas d'un syncrétisme religieux inspiré par la Bible et les textes pharaoniques égyptiens (base de notre civilisation gréco-romaine). Je suis seulement convaincu de la valeur très universelle du souvenir des ancêtres.
Constitution
Un régime présidentiel est certainement plus conforme à l'authenticité.
La loi de la démocratie parlementaire est celle de la majorité ce qui n'est pas nécessairement la véritable démocratie.
La palabre africaine véritable aboutissant à l'unanimité consensuelle est plus démocratique que les élections à l'occidentale.
L'étranger qui ne connait que le processus électoral pour aboutir à la démocratie l'a imposé au Congo mais ce processus électoral est inconnu du Congo traditionnel, véritable et profond et ne peut se concevoir que dans les villes ou centres extra-coutumiers et encore à condition de commencer au niveau des quartiers et des communes. En milieu coutumier il faut simplement s'appuyer sur les structures traditionnelles c'est-à-dire les chefferies, chefs de secteurs, de groupements et de villages qui généralement ont la confiance de la population.
Les élections ne sont pas le passage obligé pour atteindre la démocratie. Il faut d'abord une campagne d'éducation civique comme voulait le faire Mzee Kabila avec les comités de pouvoir populaire. De plus je rappelle qu'il y a 50 ans les congolais à la Table ronde n'étaient pas des élus mais des délégués des différents partis politiques. La première erreur a été d' y prévoir des élections parlementaires alors qu'existaient de nombreux interlocuteurs congolais au niveau des divers conseils consultatifs (gouvernement général, provinces, districts, territoires). Les élections ont donné la victoire aux radicaux et le Congo a perdu la sagesse de délégués expérimentés. Mais le modèle était l'occident au lieu de prévoir quelque chose de plus authentique; bien évidemment en 1960 le Congo n'était pas indépendant mais maintenant il l'est depuis 50 ans
Les élections ne sont pas nécessairement la démocratie. Un moyen seulement mais il y en a d'autres comme les comités du pouvoir populaire qu'avait voulu instaurer Laurent-Désiré Kabila.
De plus les hommes (et femmes) issu(e)s des élections, les élu(e)s, sont tous des hommes et femmes modernes qui bien souvent ignorent les réalités du terrain, ce sont des citadins, des extra-coutumiers, même plus des incirconcis culturels.
Aujourd'hui comme demain l'opposition manifeste et puis se plaint de la réaction policière fidèle à l'autorité. Elle ne doit s'en prendre qu'à elle même. Ces manifestations démontrent l'inanité des élections donnant naissance à des antinomies regrettables dans la population.
Il faut réhabiliter le pouvoir des chefs coutumiers pour que ces derniers deveiennent des agents de dévelopement du milieu rural.
Droit coutumier
Il y a donc lieu d'encourager les entreprises désireuses de produire des denrées agricoles pour leurs industries de passer des accords avec les collectivités villageoises au lieu de les voir acquérir des terres et de réduire les paysans à devenir ouvriers agricoles.
Développement économique
Forces armées
Santé
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28/10/2010
Le tourisme africain, nouveau colonialisme
Présenter le tourisme comme une voie de développement des pays qui l'accueillent est certainement faux car certains pays perdent avec le tourisme plus d'argent qu'ils n'en gagnent. Comme chacun sait l'avion et l'hôtel appartiennent généralement à des compagnies étrangères et/ou des nationaux plus enclins à réexpédier le gros de leurs bénéfices en Europe et dans les paradis fiscaux internationaux. De plus une partie des matériaux et équipements des hôtels viennent de l'étranger et il n'est pas rare que les installations hôtelières bénéficient d'une aide de l'Etat hôte en exonération fiscale. Et quand les revenus de l'Etat proviennent des produits du travail des paysans agriculteurs producteurs pour financer les infrastructures touristiques on peut considérer que ce sont les populations les plus pauvres des pays africains qui subventionnent les vacances des habitants privilégiés des pays riches.Mais sur le plan social l'impact négatif du tourisme est bien plus grand. On peut parler d'une véritable agression socioculturelle et à ce titre parler d'un nouveau colonialisme. Les inconvénients les plus criants sont: la déstructuration des sociétés africaines et de leurs coutumes ancestrales, le développement de la prostitution masculine et féminine surtout quand ces pratiques sexuelles existent déjà à l'état latent dans le milieu traditionnel, l'imitation servile du comportement occidental, l'émergence d'une mentalité de "béni-oui-oui" car on ne contredit jamais le patron touriste, le développement de la filouterie, de la tromperie et du vol... Faut-il rappeler que Batista avait fait de Cuba le bordel des Etats-Unis et Frantz Fanon n'avait-il pas prévu que l'Afrique s'achemine vers le bordel des pays industrialisés.Le seul tourisme acceptable serait un tourisme villageois d'échange, de dialogue et de connaissance et non un tourisme de consommation de soleil, de pseudo folklore, de production artistique de pacotille et de produits importés. Personnellement je conçois ce tourisme respectueux de la personnalité socioculturelle africaine qu'au départ des collectivités villageoises et non d'individus même bien intentionnés.Le tourisme villageois est fragile mais pourrait s'adresser non seulement aux européens nostalgiques du passé colonial, aux afro-américains soucieux de leurs origines, aux nordiques blonds désireux de brunir en quelques jours, mais également aux jeunes nouveaux européens, canadiens et américains d'origine africaine dont certains appartiennent déjà à la deuxième génération et ne connaissent pas les réalités africaines car ne les ayant jamais connues.Il est évident que ce tourisme villageois demande une éducation tant du touriste étranger que du paysan hôte mais au plan socioculturel les risques attachés à ce tourisme villageois sont certainement plus importants que dans le tourisme classique.Les promoteurs de ces expériences doivent être averties et ne peuvent être que des institutions ne poursuivant aucun but lucratif mais le développement des communautés villageoises. Ces promoteurs pourraient être des établissements scolaires restés en contact avec le milieu rural.
00:14 Publié dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
05/09/2010
Que Bruxelles rejoigne la Flandre
Copie de la lettre adressée à M. Bart DE WEVER, président de la N-VA, le 5 novembre 2007.
21:00 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note



