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20/10/2008

Inscriptions scolaires

Les parents veulent la meilleure école pour leur enfant. Le ministre a pour devoir d'améliorer l'enseignement de tous les enfants et non pas de quelques-uns, voilà le dilemme et donc la raison d'être du décret de mixité socio-culturelle. Je suggère même que toute école dans ses effectifs scolaires soit le reflet de la composition socio-culturelle de son milieu géographique. En conséquence si la ville compte x% d'étrangers l'école devra inscrire le même % d'étrangers et ainsi de suite pour toutes les classifications socio-culturelles. Dès ce moment ce ne sont plus les parents qui chercheront des écoles élitistes mais les directeurs d'écoles qui partiront à la chasse des élèves moins nantis. La collectivité ne doit plus subventionner les écoles de riches.

22:56 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (8)

Commentaires

Mais c'est quoi, ce délire ? Où voulez-vous en arriver ? A un état totalitariste, niant toute liberté individuelle aux personnes, y compris celle, élémentaire, de choisir l'école de leur enfant ?
A la limite, je pourrais encore accepter que l'on réserve aux enfants issus des écoles défavorisées un certain pourcentage d'inscriptions dans les écoles qualifiées d'"élitistes", mais pourquoi faut-il aller encore plus loin, en retirant aux parents et directions d'écoles toute liberté de choix et en laissant le pur hasard décider de la destinée scolaire de nos enfants ?
C'est

Écrit par : Hannouille Françoise | 21/10/2008

Mon commentaire a été coupé à la suite d'une fausse manoeuvre...
En ce qui concerne votre proposition de faire coïncider la population scolaire avec la composition socio-culturelle du milieu géographique, avez-vous songé une seconde qu'elle aurait juste pour conséquence de créer, encore plus que maintenant, de véritables quartiers ghettos ? A moins que vous n'envisagiez, tant qu'on y est, d'obliger les gens à s'installer dans tel ou tel quartier, selon des proportions déterminées par l'Etat, afin que toutes les classes sociales soient également représentées dans toutes les communes du Royaume ? Et tant qu'à faire, on pourrait aussi réguler et bloquer le prix de vente des logements dans tous les quartiers de Belgique pour les rendre accessibles à tous ?
Qu'en pensez-vous ? Où comptez-vous arrêter la dérive ?

Écrit par : Hannouille Françoise | 21/10/2008

Il s'agit selon moi de simple justice sociale. Bien sûr il y aura un nivellement par le bas pour les écoles élitistes mais je vous répète le ministre est responsable de l'ensemble de la communauté scolaire et non de quelques enfants et le but du décret sur la mixité sociale est de tirer vers le haut la globalité des résultats scolaires. Personnellement je trouve le décret encore trop laxiste et laissant une part trop grande au hasard (tirage au sort). La liberté de choix par les parents est une bonne chose mais pas aux frais de la collectivité; c'est pareil avec le système belge des soins de santé vous êtes libre de visiter le médecin généraliste ou spécialiste que vous voulez, il vous en coûte une part relativement minime mais beaucoup plus pour la collectivité. La justice sociale quoiqu'il en coûte.

Écrit par : anneet | 21/10/2008

Désolée, mais je ne peux en aucun cas souscrire à votre logique. Pour sanctionner quelques cas d'abus isolés dans les procédures d'inscription, relevés dans quelques écoles, on en vient à édicter une règle totalement arbitraire et parfaitement inacceptable.
Je me permets de vous rappeler que le libre choix de l'établissement scolaire par les parents est un droit fondamental qui est inscrit dans la Constitution belge et qui se trouve totalement bafoué par le décret Mixité Sociale.
Les deux soeurs aînées de mon fils ont effectué leurs humanités dans un collège dit élitiste de Bruxelles. Et bien , je peux vous affirmer que si élitisme il y avait, cet élitisme était uniquement d'ordre intellectuel et nullement d'ordre social. Lorsque j'ai participé à des réunions de parents ou des soupers de classe, j'étais régulièrement entourée de personnes de toutes classes sociales mais qui avaient en commun la volonté d'offrir à leurs enfants la meilleure formation et d'exiger de ces enfants qu'ils donnent le maximum et le meilleur d'eux-mêmes dans ce cadre. Et je peux aussi vous garantir qu'il y avait dans cette population scolaire des élèves d'origine immigrée, mais travailleurs, motivés et soutenus par leurs parents. Cette mixité sociale-là, tout le monde est, je le crois, disposé à l'accepter et d'ailleurs, elle existe déjà dans de nombreuses écoles. Nul n'était besoin d'un décret pour ce faire ...
Et puis, s'il vous fait absolument des garanties, pourquoi ne s'être pas limité à réserver aux enfants issus d'écoles défavorisées un certain quota de places dans les écoles et laisser aux parents leur liberté de choix pour le reste ? Croyez-vous que c'est en forçant la main aux écoles et aux parents que vous leur ferez accepter votre fameuse mixité sociale et que vous en récolterez des résultats positifs ? D'ailleurs, pensez-vous vraiment que le décret de Madame Arena ait changé quoi que ce soit dans la composition de la population des écoles secondaires ? Il est d'ailleurs édifiant qu'aucune statistique n'ait jamais été publiée à ce propos...

Écrit par : Hannouille Françoise | 21/10/2008

Je salue votre quasi acceptation du bien fondé de mixité sociale quand vous dites "pourquoi ne s'être pas limité à réserver aux enfants issus d'écoles défavorisées un certain quota de places dans les écoles"; j'en prends acte et je vous en remercie.

Écrit par : anneet | 21/10/2008

Il ne faut pas m'en remercier. Je voulais seulement attirer votre attention sur le fait que la mixité sociale était déjà bien présente dans beaucoup d'établissements scolaires et, au demeurant, très bien vécue par tous jusqu'ici. Là où ça ne va plus du tout, c'est quand, pour mettre fin à quelques cas d'abus isolés pratiqués par quelques écoles, on en vient à retirer toute liberté aux parents et aux directions d'écoles de manière générale en faisant absolument fi du bien-être des enfants, pour des questions de pure idéologie.
Ce faisant, on aboutit à radicaliser l'opinion des parents contre une mixité sociale qu'on cherche à tout prix à leur imposer alors qu'ils l'auraient très bien acceptée - et l'acceptaient déjà en pratique dans beaucoup d'écoles - de manière tout à fait naturelle si on avait respecté leurs droits élémentaires.
Mais je constate que vous n'avez pas répondu à ma question : quel besoin y avait-il d'aller si loin et, ce faisant, de provoquer la colère des parents et un refus massif de ceux-ci contre ce qu'on cherche à leur imposer ? Pourquoi ne s'est-on pas limité à réserver, si on l'estimait nécessaire, un certain pourcentage de places aux enfants issus d'écoles défavorisées et à respecter la liberté des parents pour le surplus ? Par son extrémisme, le décret aboutit clairement au résultat inverse de celui recherché : des parents, jusqu'ici modérés dans leurs convictions, ne veulent plus entendre parler de mixité sociale pour le moment, tellement ils sont scandalisés par la démesure et l'arbitraire des nouvelles procédures. Et vous savez comment les choses vont lorsque les gens se sentent spoliés ou acculés: ils cherchent par tous les moyens à s'en sortir autrement ou à contourner ce qu'on cherche à leur imposer... Des riches, il y en aura toujours et dites-vous bien que ceux-là trouveront toujours une solution pour leurs enfants, quitte à les mettre dans des écoles privées.
Est-ce à cela que vous voulez arriver par des mesures excessives, non acceptées par les parents et totalement disproportionnées par rapport à leur objectif ?

Écrit par : Françoise Hannouille | 22/10/2008

Déjà en septembre 2000, Michel Van Zeebroeck de l'Institut de la Providence à Anderlecht, proposait de fixer pour chaque école "encouragée par des primes" un quota de jeunes d'origine immigrée et populaire (La Libre Belgique du 7 septembre 2000).

Écrit par : anneet | 04/09/2009

Il me plaît de rappeler ici que l'abbé François Houtart déjà en 1976 préconisait une école pluraliste. A la question: "Pensez-vous qu'il y ait encore de nos jours homogénéité religieuse chez les parents qui confient leurs enfants à une école catholique? Il répondait: L'homogénéité est beaucoup plus sociale que religieuse. Et à la question: Que pensez-vous d'un enseignement qui permettrait aux jeunes de souche chrétienne d'être confrontés aux courants de pensée non chrétienne mais aussi aux jeunes non chrétiens d'être confrontés au témoignage chrétien? Il disait franchement: Personnellement je suis tout à fait favorable à une école pluraliste. Il me semble préférable qu'il existe une confrontation d'opinions différentes. (Extrait de "Notre temps", n°109, 9.12.1976, propos recueillis par Edouard Legrain).

Écrit par : anneet | 06/09/2009

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