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16/11/2008

Que Bruxelles rejoigne le Brabant flamand

Que Bruxelles rejoigne le Brabant flamand mais qu'en contre-partie tous les francophones habitant la Flandre puissent voir leur langue admise et respectée et leurs droits fondamentaux individuels reconnus comme dans les actuelles communes à facilités. Pourquoi émettre le voeu impossible de l'élargissement des limites territoriales de Bruxelles si les facilités étaient étendues à toute la Flandre? Voilà bien la différence d?intérêt entre les francophones et les politiciens francophones. En conséquence de ce qui précède l'exécutif et le parlement bruxellois seraient supprimés ainsi que ceux de la Communauté française. Resteraient donc la Flandre, la Wallonie et la région germanophone ou tout au moins une communauté germanophone peut-être incluse dans la Wallonie, aux habitants des communes concernées de décider. Belle économie au profit des citoyens et peut-être échec pour les politiciens de métier. Voilà pourquoi ma proposition ne pourra-t-elle pas être prise au sérieux! Le compromis préconisé a l'avantage de demander à la Flandre des concessions accordées dans la droite ligne du respect des minorités et la cession de Bruxelles peut apparaître comme une victoire des partis flamands.

12:57 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (10)

Commentaires

Même le plus flamingant des flamingants n'oserait pas faire une telle proposition ! Bruxelles est et restera une région à part entière et la capitale de la Belgique et de l'Europe.

Écrit par : mado | 16/11/2008

OK
dans ce cas de figure la wallonie pourrait demander le rattachement à la France.
Cela règlerait bien des problèmes mais je n'aimerais guère être francophone et me trouver en Flandre dans les 20 années qui vont venir car la structure économique de la flandre commence à vaciller.

Écrit par : rob | 16/11/2008

ecoutez, sous le vernis de votre générosité, se cache une vision flamande inacceptable pour les francophones

Écrit par : - | 24/11/2008

Chers francophones qui réagissez à ma proposition n'ayez aucune crainte: la Flandre n'acceptera jamais ma proposition car la Flandre est unilingue flamande et ma proposition voulait justement contredire ce point de vue du nord du pays.

Écrit par : anneet | 24/11/2008

Votre proposition est surréaliste Bruxelles est ville francophone à 80pc et capitale de l 'EUROPE et ne sera jamais la propriété de la Flandre.

Écrit par : vayhair | 24/11/2008

Je me permets de poster sur votre blog une réponse à un commentaire que vous avez laissé sur le mien (http://quelquesidees.blogs.lalibre.be/archive/2008/11/25/un-beau-front-uni-qui-se-lezarde.html#c78325)

Votre intervention illustre à merveille (et ça prouve à quel point ce que j'écris est exact) une confusion, soigneusement entretenue, entre un concept historique, un concept linguistique, et un concept politique. Permettez-moi de développer :

1) Historiquement parlant, le duché de Brabant et le comté de Flandre dépendaient de deux suzerains différents. La Flandre au roi de France, le Brabant à l'empereur germanique. La seule fois que le drapeau flamand (celui du comte de Flandre, que la Flandre actuelle a repris) fut une période de deux mois, entre août et octobre 1356, où les troupes flamandes prirent le contrôle de Bruxelles, suite à une querelle entre la duchesse Jeanne et le comte Louis II au sujet de la dot de l'épouse de ce dernier, soeur de la duchesse. Le 24 octobre 1356, Everard t'Serclaes escalada les murs de Bruxelles (dont il connaissait les points faibles) avec ses hommes, chassa les troupes du comte de Flandre, mit bas le drapeau flamand et remit la duchesse sur le trône de Brabant.
Historiquement parlant, donc, on peut objectivement dire que la seule fois que la flandre a mis la main sur Bruxelles, non seulement ça n'a duré que deux mois, mais en plus ça lui a laissé un mauvais souvenir.

2) Politiquement parlant, la Flandre est une "invention" récente. En tant qu'entité politique, elle n'existe que depuis 1980 (comme la Wallonie). Bruxelles n'existe, en tant que Région, que depuis 1989, suite à la difficulté de trouver un accord entre francophones et néerlandophones. Depuis 1980, donc, je ne crois pas qu'il fut un seul instant où la Flandre put se revendiquer de compter Bruxelles parmi les villes sous sa tutelle. Politiquement parlant, Bruxelles n'a jamais été flamande.

3) Linguistiquement parlant (et je sens que c'est là que vous allez réagir), une confusion (compréhensible, je vous l'accorde) réside dans le fait que la plupart des personnes habitant en Flandre (= les Flamands) parlent une version du néerlandais, propre à chaque région, patelin, ville, province, etc... Il a été pris pour habitude de regrouper ces parlers locaux (propres à la Belgique) sous le vocable de "flamand". Beaucoup de gens disent parler le "flamand". Et, malheureusement, sémantiquement parlant, ce n'est pas correct. Le "flamand" n'est pas une langue : c'est un conglomérat de dialectes (ceci étant en dehors de toute considération, positive ou négative, pour les dialectes en question).

Comparons ce qui est comparable : ceux qui n'y connaissent pas grand chose diront que le "wallon" est parlé en Wallonie. On devrait plutôt parler DES "wallons" (le carolo, le liégeois, le borain, le namurois, l'ardennais, etc...).

De plus, pour en revenir au "flamand", il y a un élément qui, sémantiquement, démontre immédiatement l'erreur commise : même dans ce conglomérat de dialectes, le locuteur de ces dialectes est appelé "nederlandstalig" (néerlandophone). Car le néerlandais est la langue dont sont issus ces parlers locaux.

Pour en revenir à Bruxelles, le dialecte local est le bruxellois (et il y en a même plusieurs versions). Autour de la capitale, diverses dialectes sont regroupés sous le vocable "brabançon" ("brabants", comme le pajots...). Le flamand est le nom du dialecte des Flandres.
Par habitude, et pour faire correspondre un territoire avec une langue, on parle du flamand pour les différentes versions du néerlandais de Belgique. Mais c'est une erreur sémantique.

J'en arrive à ma conclusion : bien que Bruxelles ait été majoritairement, pour ne pas dire "exclusivement", néerlandophone (puisque le brabançon est une des versions du néerlandais de Belgique), linguistiquement parlant, Bruxelles n'a jamais été flamande...

Quant à la langue des actes d'état civil durant la période révolutionnaire à Bruxelles (et bien que cette période n'ait pas été particulièrement longue, dans notre histoire), je présume que c'était une version locale du néerlandais...

Comprenez-moi bien, je ne cherche pas à tout prix à mentir sur l'Histoire : Bruxelles était bel et bien néerlandophone, il y a longtemps. J'essaie juste d'être précis dans les termes utilisés, chose très importante dans le contexte de querelle communautaire que nous traversons.

J'espère avoir été plus clair comme cela.

Écrit par : domo99 | 26/11/2008

Merci pour vos précisions historiques et sémantiques mais le principal est que vous acceptiez que "Bruxelles était bel et bien néerlandophone, il y a longtemps". Bien vôtre.

Écrit par : anneet | 26/11/2008

De toute mon existence, je n'ai jamais nié un seul instant cette vérité historique, et je mets quiconque au défi de prouver le contraire! Pas plus, d'ailleurs, que je ne nie la réalité actuelle d'une écrasante majorité francophone à Bruxelles : nier la réalité et la vérité historique ne peut que nuire à un débat sain.

Mais je constate avec plaisir que mes précisions sémantiques vous agréent, puisque vous acceptez mon point de vue selon lequel, que bien qu'ayant été, jadis, néerlandophone, Bruxelles n'a jamais été flamande. Puisque nous tombons d'accord sur le principal, notre discussion a été utile!

Cordiales salutations!

Écrit par : domo99 | 26/11/2008

Je suis désolé mais les flamands sont des dialectes de racine germaniques, mais ne sont absolument pas issu du néerlandais, celui-ci a été choisi par les flamands car proche de leur dialectes.
Donc Bruxelles parlant le Brabançon, n'a jamais été linguistiquement néerlandophone bien qu'au début XIX, Guillaume d'Orange ait essayé de l'imposer. Il n'a jamais parlé flamand non plus, il parlait Brabançon, je sais que c'est un détail, mais il a de l'importance.

Écrit par : denamur | 02/03/2009

Effectivement, si on regarde une ligne du "temps linguistique", on se rend compte que le néerlandais est, en tant que langue académique et organisée, postérieure aux dialectes flamand et brabançon.

Quoi qu'il en soit - et même si ces dialectes sont issus du bas allemand, via le bas francique - la LANGUE la plus proche du flamand, du brabançon ou du limbourgeois est bel et bien le néerlandais, qui a fini par supplanter les parlers locaux.

C'est peut-être un raccourci un peu rapide, mais de là à les qualifier tous deux de dialectes néerlandais, il n'y a qu'un pas que je me suis permis de franchir!

Écrit par : domo99 | 03/03/2009

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