Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

10/03/2009

Appel aux partis francophones

Les préoccupations premières des citoyens sont le bien-être, l¹emploi, la sécurité, le salaire, la sécurité sociale, l¹environnement et non la problématique de l¹institutionnel et les questions communautaires. Pourtant l¹institutionnel et le communautaire font depuis quelques années déjà le quotidien de la politique belge; tout comme le furent précédemment les questions royale et scolaire. Tout cela au bénéfice des choses bien établies et au détriment des changements et du progrès. Le conservatisme demeure le grand vainqueur.

Ce préalable étant dit je souhaite néanmoins apporter ma contribution très personnelle aux présent et futur de la politique belge.

Non seulement la Belgique est un accident de l¹histoire mais Bruxelles francophone l¹est aussi, qui plus est, par la volonté des bourgeois ne voulant pas parler la langue du peuple.

Que souhaitent les francophones si ce n¹est élire leurs parlementaires sur des listes francophones, être jugés dans leur langue, envoyer leurs enfants dans des écoles francophones, ouvrir des centres culturels francophones, obtenir tous les papiers administratifs dans leur langue, etc... Ils n¹ont que faire d¹une Communauté française ou d¹une Communauté Wallonie-Bruxelles ni même d¹une Région de Bruxelles ou d¹un gouverneur de l¹arrondissement administratif de Bruxelles-Capitale. Que Bruxelles rejoigne le Brabant flamand mais qu¹en contre-partie tous les francophones habitant la Flandre puissent voir leur langue admise et respectée et leurs droits fondamentaux individuels reconnus comme dans les actuelles communes à facilités. Pourquoi émettre le voeu impossible de l¹élargissement des limites territoriales de Bruxelles si les facilités étaient étendues à toute la Flandre?

Voilà bien la différence d¹intérêt entre les francophones et les politiciens francophones. En conséquence de ce qui précède l¹exécutif et le parlement bruxellois seraient supprimés ainsi que ceux de la Communauté française. Resteraient donc la Flandre, la Wallonie et la région germanophone ou tout au moins une communauté germanophone peut-être incluse dans la Wallonie, aux habitants des communes concernées de décider. Belle économie au profit des citoyens et peut-être échec pour les politiciens de métier. Voilà pourquoi ma proposition ne pourra-t-elle pas être prise au sérieux!

Le compromis préconisé a l¹avantage de demander à la Flandre des concessions accordées dans la droite ligne du respect des minorités et la cession de Bruxelles peut apparaître comme une victoire des partis flamands.

Si l¹ensemble de la classe politique ne peut arriver au compromis avancé ci-dessus ne nous étonnons pas que l¹indépendance de la Flandre soit prônée par d¹aucuns comme le manifeste ³In de Warande². A contrario l¹indépendance de la Flandre poserait sans doute moins de problèmes linguistiques pour les francophones car les Flandriens deviendraient bien vite trilingues comme les habitants des Pays-Bas ou quatrilingues comme ceux de Suède. Quant à la Wallonie elle pourrait enfin envisager le rattachement à la France.

Post-scriptum
Bien que francophone je fais miennes les revendications flamandes sans doute parce que bruxelloise depuis plus de 400 ans ma famille paternelle est donc d¹origine flamande. Ma famille maternelle est d'origine bruxelloise depuis plus de 200 ans. Si mes aïeux tant paternels que maternels ont pratiqué le français, c¹est parce qu¹ayant ³réussi² socialement et devenus bourgeois, ils ne voulaient plus parler la langue du peuple. Aux francophones prétextant défendre le droit des gens contre le droit du sol je dis que dans 15 ans la langue la plus parlée à Bruxelles sera l¹arabe.

09:49 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.