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21/02/2010

La Bible a-t-elle sa place dans la culture négro-africaine?

"Lorsque les missionnaires sont venus, nous possédions la terre et eux possédaient la bible. Ils nous ont appris à prier les yeux fermés. Lorsque nous les avons rouverts, nous possédions la bible et eux possédaient la terre." Jomo Kenyatta
Ces paroles du leader historique du Kenya résument à elles seules le bien-fondé de la question.
L'utilisateur du bâton d'Ishango n'a pu connaître la Bible.
Mais d'une façon plus générale et universelle j'ajouterai que parler du christianisme c'est lui faire beaucoup trop d'honneur quand on sait qu'il est apparu sur terre il y a seulement 2000 ans, qu'il s'est imposé d'abord à l'empire romain par la conversion de Constantin puis au monde par la conquête, l'inquisition, la négation des peuples autochtones, la traite des noirs et la colonisation. Et que dire alors des hommes ayant précédé le christianisme il y a au moins 3 millions d'années avec Lucy et probablement 7 millions d'années avec Toumaï.

09:52 Publié dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (13)

Commentaires

Je t'avais dit que je passerai te voir!...

Écrit par : Alex Engwete | 02/03/2010

J'apprécie votre commentaire. Et l'église a fait beaucoup de tort. Mais actuellement, je perçoit deux danger, 1) le renouveau charismatique de la papauté, et la remise en place des sectes régressives et actives. Elles font accepter le pouvoir, et deviennent de vrai sectes. En Afrique et la force de l'adoration dont les africains sont capables ce serait terrible. 2) Le renouveau du protestantisme, crée des mouvements de foules, et ne mettent pas en avant le savoir ou la culture, mais un espoir qui apportent de l'argent au pasteur. Le seul point positif de la religion, est pour moi la structure sociale, qui peut s'opposer au pouvoir, et si un mouvement de monastère étaient possible un renouveau économique. Mais à part cela, j'ai de fort doute. Pour moi, au contraire un renouveau des anciennes croyance remaniées épurées et remise en avant pourrait même revaloriser l'animisme en liaison avec l'écologie, car en lien avec la nature et le respect des ressources. Mais, cela serait utopique !

Écrit par : Ares | 10/03/2010

@Ares
Vous dites que les sectes font accepter le pouvoir, pour moi ce rôle est le propre de toute religion; croire permet certainement d'être plus heureux. Quand la vie n'est pas très bonne ici-bas, on espère quelque chose de meilleur ensuite; la croyance sert ainsi se réconfort pour tous et d'opium pour les opprimés; elle est l'alliée de tout pouvoir. Pour moi rien ne subsiste après la mort si ce n'est le souvenir; dans la cosmogonie négro-africaine ce souvenir est l'invocation aux mânes des ancêtres.

Écrit par : anneet | 10/03/2010

La religion est pour moi, une porte de l'espoir. Oui, un opium. Savoir, que l'esprit est une entité dynamique potentiellement infini, prisonnier d' un animal fini dans le temps, pose problèmes. On cherche des solutions philo-religio-méta-matérialiste...Donc, je ne juge pas, je ne sais pas. Les éveillés, illuminés, sont souvent non suivi par les convertit eux même.
Ce qui m'intéresse dans ce concept de religion ou « l'écologie philosophique » qui agit de la même manière. C'est que c'est un élément (clergé-hiérarchie dite ou pas, et ressources financières) politique avec une vue expansionniste, par la naissance, ou de converti quelque soit le moyen (peut être pour prouver qu'il existe un corps infini dans l'espèce humaine ;-). Le prétexte est cet espoir. C'est un outil de guerre, de l'information, de propagande, et un outil d'uniformisation, de gestion de l'espèce humaine sur un territoire en constante évolution mais maintenu en stase intellectuelle.
Nous la confondons avec l'évolution de la pensée de type philosophie grecque. Or ce n'est pas le cas. Elle a une visée sur le pouvoir matérielle ! Juste cadrée dans le monde industrielle du nord, pour le moment. Sauf, que l'Europe l'a oublié, parce que la R. est jugulée, par d'autres courants forts, et une éducation (qui faiblit) de la masse.
Un autre élément, c'est que pour que ce concept religieux redeviennent virulent, il faut un pouvoir politique ou financier, qui a des visées sur un territoire, un peuple. Ce pouvoir n'est pas nécessairement dans le pays. Au Congo, la religion catholique avait le devant tant que l'Europe maintenait sa pression, maintenant que l'USA et l'anglais arrivent,nous voyons les pasteurs s'imposer avec des techniques psychologiques, marketing, gestions de foules modernes. Les Maymays (ex-communistes ou nommés « les chinois ») sont réapparus comme en 60, et au même moment, la Chine est revenue au premier plan. Et l'Islam va pas tarder à arriver. Si vous suivez les guerres, vous voyez que les pays de l'est et de la Corne sont déjà « infectés ». Il ne s'agit pas de Dieu, mais de vision politique, d'influence culturelle, et ensuite de contacts facilités sur des ressources, des places stratégiques de demain. Le Congo, l'Europe n'échappent pas à cette règle. L'Europe va avoir la même farce que Rome, le panthéon polythéiste s'est éteint, car ils n'ont pas estimé à la juste mesure l'avancée d'une religion monothéiste. Ils avaient oublié face à la facilité d'avaler les autres dieux, comme nous les cultures, l'importance de ce truc bizarre, qu'est la pensée politique religieuse. Elle n'est pas ignorée par les anglo-saxons dans la warefare : Pourquoi, l'Eglise de scientologie continue son expansion dans nos régions, touchant les cadres moyens en Europe ? Et ce malgré les attaques en justice... Elles visent pas tous, mais une population ciblée, instruite...

Écrit par : Ares | 10/03/2010

Le polythéisme romain était tolérant; les dieux de Rome étaient ceux de la cité et les romains comprenaient que les étrangers avaient leurs propres dieux. Le Christianisme lui est exclusif comme les autres religions monothéistes. Il s'est imposé d'abord à l'empire romain par la conversion de Constantin puis au monde par la conquête, l'inquisition, la négation des peuples autochtones, la traite des noirs et la colonisation.

Écrit par : anneet | 10/03/2010

Heu tolérance dans le polythéisme, je crois que c'est une vision romantique. Tout dépend, si vous parlez de mythologie, ou si vous parlez de la version humaine. Sous les grecs, les Dieux ont quand même poser un drôle de truc : Pâris a dut alors choisir entre Héra, Athéna et Aphrodite, qui lui promettait l'Asie, la sagesse et Hélène. D'accord, c'est différent de "tuer les infidèles ou tuer les maures", mais dans les faits, Troie n'a pas rigoler et perdu les voies maritimes. Mars sous les romains, a ouvert que trois fois ses portes, mais ne les a à chaque fois rarement refermés, la Gaule n'a pas eu le temps de dire ouf !... Ce qui avait de différent, c'est que les dieux suivaient les désirs des hommes, et les aidaient. Ici, on est plutôt dans" Dieu décide que les hommes doivent prouver leur foi". Les hommes sont plus tordus. Dans les faits, les hiérarchies gagnent des points, et des richesses, mais les hommes en souffrent, et la nature est détruite à chaque fois. Personnellement, je pense que cet Etre supra divin, n'aurait pas besoin de nous pour nous écraser, et se défendre, mais bien nos économies, et nos pouvoirs en place. Le polythéisme n'est pas moins agressif, le dernier puissant : indien... nous prépare des surprises dans les temps à venir.

Écrit par : Ares | 11/03/2010

Pour moi rien ne subsiste après la mort si ce n'est le souvenir; dans la cosmogonie négro-africaine ce souvenir est l'invocation aux mânes des ancêtres.

Écrit par : anneet | 11/04/2010

Je ne peux pas dire s i oui ou non il y a quelque chose après la mort... Je ne peux pas dire que je ne crois pas ou je ne vois pas une raison de l'existence d'un Dieu ou même plusieurs. Malgré ma foi dans une puissance, je suis surtout critique dans les ministres qui s'approprie le pouvoir que des hommes espèrent, et veulent pur. Pour moi, ce n'est pas le fait de cette croyance... qui pose problème, mais bien les hommes qui dirigent. Actuellement, nous regardons la "Cosmogonie négro africaine", avec une nostalgie de la "pastorale de Lacan". Mais, peut être que lorsque l'on dépasse, les clivages nord sud, et regardons bien ce que veut dire les mânes, ou les rites ancestraux africains, nous nous rendrons compte que ce n'est pas seulement une invocation, mais bien une religion. Les Lubas, les kasai, les congo, s'étendaient et assimilaient les tribus, villages chefferies. Et l'européen a assimilé cela à des peuplades délimitées, ou des empires mal délimités. Or le pouvoir des tribus africaines étaient lié à la religion tribale, et les chefferies, conquises devenaient des extensions. Ils l'étaient par les armes, ou la domination de pouvoir économiques, ou par la conversion, et l'adoption des rites, magies... Ils prenaient l'identité de la tribu, chaque tribu puissantes avaient sa "religion animiste"... Nous regardons toujours le monde en fonction des distorsions du temps, ou de la distance, ou de la mal connaissance. Mais ne rêvons pas... Les Mânes méritent le respect, mais les hommes qui les invoquent pour d'autres, ou les hommes qui interprètent le message divin, a toujours son vin à tirer, et les autres le boivent.

Écrit par : Ares | 13/04/2010

Je ne suis aucunement persuadé sur le postulat d'un Dieu créateur et tout puissant dans la cosmogonie kongo et/ou négro-africaine. Que Simon Kimbamgu, le belge Placide Tempels, le rwandais Alexis Kagame, le malien Doumbi Fakoly..... en soient persuadés tiennent peut-être à leur formation. Ce Dieu premier ne vient-il pas d'un syncrétisme religieux inspiré par la Bible et les textes pharaoniques égyptiens (base de notre civilisation gréco-romaine). Je suis seulement convaincu de la valeur très universelle du souvenir des ancêtres.

Écrit par : anneet | 13/04/2010

Je ne sous entend pas un dieu créateur ou autre. D'ailleurs il y a en Europe, une tendance à vouloir distinguer les modes de penser le divin, ou le spirituel. Cela permet pas mal de raison, mais nullement dans transporter la vie du croyant, ou de l'adhérent au modèle religieux ou philosophique. Ce que je veux dire, c'est que la pensée du "spirituel, et du rituel" est lié au pouvoir des tribus et n'est nullement innocent, ni une vision polythéiste. Le vécu religieux africain, est sans conteste complexe, et angoissant, et ne laisse rien à l'ennui philosophique. Le spirituel africain, est un pouvoir matériel et contrôle spirituel. Le problème de l'Européen, il voit la chose de loin, avec son ressenti rationnel. Et souvent il confond la culture, et le religieux. Le religieux a d'office un pouvoir qui vise le matériel, et la gestion de l'humain. Le religieux est d'office un projet de société, qui doit préparer "autre chose", et pas seulement le futur hypothétique de notre mort. Le combat face au christianisme, par le savoir, et la volonté de gommer le droit canon, le recul de cette hiérarchie sociale, nous a offert avec le développement de la science une parenthèse que nous croyons éternelle. Or ce n'est pas le cas, c'est juste un temps d'arrêt, les religions sont des modes instinctifs, et global de tout notre humanité. Et elles reviendront, car elles se lient au pouvoir. En Afrique, c'est le paradoxe, du christianisme, qui se trouve lié à des rituels tribaux, et des angoisses gérées par ce mode "binaire". (Je connais un père catholique qui me dit ; je me sens x de la tribu y, et j'aime leur rituels de fin de vie. Il est converti... plus qu'eux.) Ils transforment comme vous le dites, et crée une synthèse de la bible (...) et les rites magiques. le but est d'acquérir un pouvoir symbolique au delà de nos clivages, et nos séparations ; monothéisme, philosophie... Les rites doivent toucher l'humain, et le faire vibrer. Je pense c'est cela le "rire africain", il est plein du pouvoir potentiel de nous transpercer sans frontières ... L'Islam a conserver ce pouvoir, elle lie les rites et mythes des tribus, et l'orthodoxie du coran. Mais ce n'est pas une culture, c'est une gestion politique qui veut s'étendre par le désir du pouvoir humain. J'espère pas vous choquer, ni blesser quelqu'un. Je respecte la foi, la croyance, mais je ne sous estime pas le besoin du pouvoir humain qui s'y engouffre. Je sais aussi, que c'est cela qui a fonder des villes, des états, des civilisations importantes.

Écrit par : Ares | 15/04/2010

Mr. Anneet, votre message du 10 mars ne me trouve pas totalement d’accord. Toutes les religions ne s’égalisent pas parce que toutes ne poursuivent pas la même finalité ; il y en a qui pourchassent les objectifs terrains et éphémères, il y en a qui aspirent à la future vie paradisiaque et d’autres à la maturation spirituelle pour l’accomplissement de la promesse . Derrière chaque profession de foi il n’y a pas nécessairement un désir masqué de fuite de vicissitudes terraines ;il y en a de ceux qui sont mus unique par le désir profond de la spiritualité parce que profondément reconnaissants en vers cette intelligence supérieure initiatrice du chaos derrière lequel toute chose tire l’essence.
Et pourtant mes aïeux de l’empire Luba connaissaient déjà cet être Supérieur qu’ils surnommaient « Mvidi Mukulu Maweja’nangila » avant même l’arrivée du colonisateur. A cet esprit Supérieur était offert un culte de remerciements et offrandes à coté de celui des ancêtres défunts. Donc je ne crois pas que ces personnes, encore dans le temps, aient maturé la pensée de la fuite avant vers une vie meilleur vu que la vie d’alors était paisible et sereine, moins ambitieuse et moins frénétique que celle d’aujourd’hui. Sur ce on n’est porté à penser que leurs croyances en vers ce « Mvidi Mukulu » étaient sans opportunisme, tout au plus le désir de protection contre le mal qui a toujours caractérisé l’existence humaine, et la gratitude pour le créé !

Écrit par : Jean-Marie NKONKO | 19/04/2010

L'auteur de cette fable est vraiment un cas psycho-pathologique. Je ne sais trop si la sénilité y est quelque chose. Mais, trop vieux et gâteux, Anneeth -ai-je écorché ce nom qui n'est pas sans rappeler le caractère bâté de l'âne?- divague. Ces accointances avec Nkunda, le Rwandais, et sa volonté de créer une ethnie rwandais en RD Congo ne peuvent faire de vous un ami du Congo. Comme Nkunda, dont vous êtes le conseiller, vous êtes un criminel. Kanambe,AKA Joseph Kabila, tout blance, Nkunda presque le Christ et quoi encore?

Écrit par : Mohamed Mboyo Ey'ekula | 14/06/2010

Merci Mohamed, nos lecteurs jugeront.

Écrit par : anneet | 16/06/2010

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