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05/09/2010

Que Bruxelles rejoigne la Flandre

Copie de la lettre adressée à M. Bart DE WEVER, président de la N-VA, le 5 novembre 2007.

Je m'excuse de vous écrire en français mais je suis francophone appartenant à une famille établie à Bruxelles ou dans ses faubourgs immédiats depuis au moins 200 ans tant du côte paternel que maternel et si mes aïeux ont pratiqué le français, c'est parce qu' ayant "réussi" socialement et devenus bourgeois, ils ne voulaient plus parler la langue du peuple.
Les réserves exprimées ce jour par certains politiques francophones à votre égard me révoltent et je tiens à m'en désolidariser totalement.
C'est par la lecture de La Libre Belgique du 30 octobre dernier que j'ai appris que vous teniez à vous désolidariser du message de Patrick Janssens au Forum des organisations juives. J'y avais spécialement apprécié que vous ayez rappelé que "l'on ne doit pas perdre de vue la situation des territoires palestiniens occupés". Je vous remercie pour ce dernier point de vue et j'espère que vous ne l'avez pas minimisé lors de votre rencontre du même 10 octobre avec les responsables de la communauté juive d'Anvers.
Je profite de l'occasion pour vous adresser mes réflexions sur BHV et Bruxelles.
L'arrondissement  Bruxelles-Hal-Vilvorde ne doit pas être scindé mais tout entier faire partie de la Flandre.
Bruxelles doit être la capitale de la Flandre.
Bruxelles, ville essentiellement multiculturelle, peut très bien demain être le coeur de la nation flamande. C'est le souhait le plus clair du nationalisme flamand.
N'oublions pas qu'en 1917 le général von Bissing, gouverneur général de la Belgique occupée, signait un arrêté instituant deux régions administratives dont l'une comprenait les provinces flamandes ainsi que les arrondissements de Bruxelles et de Louvain, l'autre les provinces francophones ainsi que l'arrondissement de Nivelles. La première région sera dirigée depuis Bruxelles, la seconde depuis Namur. N'était-ce pas prémonitoire?
Encore un peu d'histoire: les peintures de la salle des mariages de l'hôtel de ville de Bruxelles datent de 1881 et portent des inscriptions flamandes.
Et pour la prospective: dans 15 ans la langue la plus parlée à Bruxelles sera l'arabe; ceux qui en doutent n'ont qu'à  dénombrer les enfants fréquentant les écoles bruxelloises.
Que nos hommes et femmes politiques francophones cessent de dire que sur le plan communautaire les francophones sont demandeurs de rien; ceci est faux et tout le monde en convient.
Que souhaitent en effet les francophones et non seulement ceux de Bruxelles et de la périphérie mais ceux de tout le pays si ce n'est: élire leurs parlementaires sur des listes francophones, être jugés dans leur langue, envoyer leurs enfants dans des écoles francophones, ouvrir des centres culturels francophones, obtenir tous les papiers administratifs dans leur langue, etc...
Soyons réalistes et pensons à tous les francophones de Flandre. Pourquoi Bruxelles ne pourrait-elle pas faire partie de la Flandre en contrepartie de l'obtention des facilités élargies pour tous les francophones de Flandre? A charge bien entendu pour la Wallonie de faire de même pour les minorités néerlandophones et autres!
Si la cession de Bruxelles à la Flandre peut apparaître comme une victoire des partis flamands, elle pourrait aussi être une garantie des "concessions" accordées par la Flandre dans la droite ligne des du respect des minorités. J'espère que nos politiques agiront en ce sens avant qu'il ne soit trop tard. Pourquoi ce qui est possible à Miami et à Los Angeles pour les latinos de langue espagnole ne le serait-il pas à Gand ou à Anvers pour les francophones?
En conséquence de ce qui précède l'exécutif et le parlement bruxellois seraient supprimés ainsi que ceux de la Communauté française. Resteraient donc la Flandre, la Wallonie et la région germanophone ou tout au moins une communauté germanophone, aux habitants des commnes concernées de décider.

21:00 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (14)

Commentaires

Le 10/03/2009 j'ai lancé un "Appel aux partis francophones".
Les préoccupations premières des citoyens sont le bien-être, l¹emploi, la sécurité, le salaire, la sécurité sociale, l¹environnement et non la problématique de l¹institutionnel et les questions communautaires. Pourtant l¹institutionnel et le communautaire font depuis quelques années déjà le quotidien de la politique belge; tout comme le furent précédemment les questions royale et scolaire. Tout cela au bénéfice des choses bien établies et au détriment des changements et du progrès. Le conservatisme demeure le grand vainqueur.

Ce préalable étant dit je souhaite néanmoins apporter ma contribution très personnelle aux présent et futur de la politique belge.

Non seulement la Belgique est un accident de l¹histoire mais Bruxelles francophone l¹est aussi, qui plus est, par la volonté des bourgeois ne voulant pas parler la langue du peuple.

Que souhaitent les francophones si ce n¹est élire leurs parlementaires sur des listes francophones, être jugés dans leur langue, envoyer leurs enfants dans des écoles francophones, ouvrir des centres culturels francophones, obtenir tous les papiers administratifs dans leur langue, etc... Ils n¹ont que faire d¹une Communauté française ou d¹une Communauté Wallonie-Bruxelles ni même d¹une Région de Bruxelles ou d¹un gouverneur de l¹arrondissement administratif de Bruxelles-Capitale. Que Bruxelles rejoigne le Brabant flamand mais qu¹en contre-partie tous les francophones habitant la Flandre puissent voir leur langue admise et respectée et leurs droits fondamentaux individuels reconnus comme dans les actuelles communes à facilités. Pourquoi émettre le voeu impossible de l¹élargissement des limites territoriales de Bruxelles si les facilités étaient étendues à toute la Flandre?

Voilà bien la différence d¹intérêt entre les francophones et les politiciens francophones. En conséquence de ce qui précède l¹exécutif et le parlement bruxellois seraient supprimés ainsi que ceux de la Communauté française. Resteraient donc la Flandre, la Wallonie et la région germanophone ou tout au moins une communauté germanophone peut-être incluse dans la Wallonie, aux habitants des communes concernées de décider. Belle économie au profit des citoyens et peut-être échec pour les politiciens de métier. Voilà pourquoi ma proposition ne pourra-t-elle pas être prise au sérieux!

Le compromis préconisé a l¹avantage de demander à la Flandre des concessions accordées dans la droite ligne du respect des minorités et la cession de Bruxelles peut apparaître comme une victoire des partis flamands.

Si l¹ensemble de la classe politique ne peut arriver au compromis avancé ci-dessus ne nous étonnons pas que l¹indépendance de la Flandre soit prônée par d¹aucuns comme le manifeste ³In de Warande². A contrario l¹indépendance de la Flandre poserait sans doute moins de problèmes linguistiques pour les francophones car les Flandriens deviendraient bien vite trilingues comme les habitants des Pays-Bas ou quatrilingues comme ceux de Suède. Quant à la Wallonie elle pourrait enfin envisager le rattachement à la France.

Post-scriptum
Bien que francophone je fais miennes les revendications flamandes sans doute parce que bruxelloise depuis plus de 400 ans ma famille paternelle est donc d¹origine flamande. Ma famille maternelle est d'origine bruxelloise depuis plus de 200 ans. Si mes aïeux tant paternels que maternels ont pratiqué le français, c¹est parce qu¹ayant ³réussi² socialement et devenus bourgeois, ils ne voulaient plus parler la langue du peuple. Aux francophones prétextant défendre le droit des gens contre le droit du sol je dis que dans 15 ans la langue la plus parlée à Bruxelles sera l¹arabe.

Écrit par : anneet | 05/09/2010

Bonjour Anneet, j'ai pris connaissance de votre récent post sur mon blog et tiens à vous remercier pour le dialogue qui a permis de rapprocher nos points de vue. C'est donc bien volontiers que j'insère votre blog dans mes " favoris". Je lirai cette lettre avec la meilleure attention d'ici quelques jours, dès que je serai en congé. Cordiales salutations
Christian

Écrit par : Christian | 06/09/2010

Bonjour Anneet, Cette façon de voir les choses se défend encore de nos jours même si cette lettre adressée à Bart De Wever remonte à 2007. Entretemps la NVA est devenue le premier parti flamand; en son sein existe une aile très ultra, proche du Vlaams Belang! Je pense qu'il faut attendre la suite des négociations en cours pour se prononcer. Je pense que les négociateurs francophones accepteront très difficilement le rattachement intégral de BHV à la Flandre, avec Bruxelles comme Capitale de la Flandre; de plus ceci signifierait la fin de la Région bruxelloise... Wait and see! C'est loin d'être simple!
Bonne journée
Amicalement
Christian

Écrit par : Christian | 09/09/2010

@ Christian
Bien certainement cette lettre adressée à Bart De Wever garde toute son actualité. Je ne comprends pas que les francophones ne puissent faire une offre aux Flamands qui puissent profiter aux francophones de Flandre, jamais la Flandre n'admettra le moindre élargissement de Bruxelles et finira par refuser les transferts vers Bruxelles à moins que Bruxlle ne soit cogérée à parité par la Flandre et la Wallonie.

Écrit par : anneet | 09/09/2010

Bonsoir Anneet,
N'étant pas d'origine bruxelloise, la réalité de cette Région m'est perçue différemment; je n'ai pas d'à-prio à une cogestion de celle-ci par les Francophones et les Neerlandophones. Le problème sera perçu par les Francophones comme une négation de Bruxelles-Capitale en tant que Région; cette idée est pour le moment certainement révolutionnaire et n'est pas défendue (hélas?) par les négociateurs francophones. Quant à l'élargissement de cette Région aux 6 communes périphériques à facilités je n'y crois pas du tout. A vrai dire, les Citoyens qui s'y sont installés devaient quand même savoir que la langue administrative officielle était le Neerlandais! La solution à tous ces problèmes linguistique reste l'apprentissage du Français et du Neerlandais dès l'école secondaire ( il ne faut pas que l'on puisse choisir entre l'Anglais ou l'Espagnol par exemple). S'il est un Ministère qui aurait du rester dans le giron fédéral est bien l'Education nationale ( pourquoi pas envisager sa refédéralisation? Idée allant tout aussi à contre-courant ) . Nous pourrons juger l,e moment venu ,de ce que Messieurs Flahaut et Pieters mettront sur la table... A mon sens , la situation de crise est bien plus grave qu'en 2007!
Bonne soirée
Amicalement
Christian

Écrit par : Christian | 10/09/2010

"aux habitants des commnes concernées de décider"...

Pourquoi ce droit que vous acceptez pour les habitants de la partie germanophone du pays , le refusez-vous systématiquement à toutes les autres populations du pays, Bruxellois et "périphériques" surtout ?

D'autant que le "droit du sol", cher aux thèses flamandes, est une base sociétale de culture germanique, par opposition au "droit des personnes", qui est un des piliers de la culture latine, donc si l'on suit la logique du premier, il est inutile de poser la question pour les "cantons de l'est" : le sol est germanique...


Vos théories et bases historiques ne sont pas dénuées d'intérêt, mais vous "zappez" plus de 40 ans d'histoire, entre vos références de 1917 (un "administrateur" allemand qui a "simplifié" les choses par sa méconnaissance de la complexité belge) et le "Walen buiten" de Leuven dans les années '60.

Et non contents de "négliger" (volontairement, puisqu'elle va à l'encontre de leurs théories) cette partie de notre histoire récente, alors qu'à l'époque, les transferts d'argents (entre autres) allaient du Sud au Nord, les historiens qui appuyent les thèses indépendantistes flamandes, Bart de Wever en tête, ressassent à une population, qui, comme toutes les "populations", ne recoupent pas les informations qu'elle reçoit, ils ressassent donc cette vérité que les paysans flamands ont été exploités par des francophones, omettant fort à propos de mentionner qu'il s'agissait, en flandre, de la bourgeoisie et de l'aristocratie francophone DE FLANDRE, donc FLAMANDES, et non pas des travailleurs ni même des patrons wallons.

Sur ce, mesdames et messieurs, je ne vous empêcherai pas de vous torturer les méninges pour démolir (facilement, j'en conviens, vu que je réponds à un pamflet par un mini-pamflet) mes arguments, car je ne reviendrai probablement jamais sur ces pages WEB ...
En espérant que la guerre que certains préparent n'aie finalement jamais lieu, car des nationalismes exacerbés mènent inévitablement à des guerres sanglantes, et cela aussi, vos connaissances de l'histoire vous l'ont probablement déjà bien appris.

Écrit par : non | 10/09/2010

@non : Bonsoir,
Première remarque, pourquoi garder l'anonymat? Sauf preuve du contraire, nous sommes toujours en démocratie!
Quant à : " "aux habitants des commnes concernées de décider"(SIC), je ne crois pas que tout puisse être réglé par voie de referendum. Nous avons récemment élu nos Représentants; c'est à eux de gérer l'Etat fédéral en bon père de famille! En ont-ils la volonté ou la capacité? C'est une autre question! Les démarches citoyennes via ces différents blogs sont louables et peuvent parfois être un réservoir à idées!
Bien à vous
Christian

Écrit par : Christian | 14/09/2010

Vous les belges, vous ne savais pas au juste ce que vous êtes en train de chercher. Diviser la Belgique et vous verrez comment vous allez souffrir économiquement et vous deviendrez plus fragile sur le plan européen que mondial. Les autres cherchent à s'unir et sur base de la langue vous voulez détruire un pays qui vit paisiblement. C'est regrettable pour ces politiciens qui sont en train de tromper le peuple belge. Ils manquent à faire. Est ce que vraiment la population a besoin de cette division pour mieux vivre? Je regrette qu'en Europe qu'il y ait encore au 3è millénaire des gens qui se comportent comme la majorité des politiciens africains qui sont immatures et inconscients. Désolé c'est la vérité.

Écrit par : clarck FANI | 15/09/2010

La base de la culture est la langue et la culture est à la base de tout développement véritable. La Flandre n' pas perdu sa langue et a une identité propre qui n'est pas celle de la Belgique fondée en 1830 par la bourgeoisie francophone qui n'était pas le peuple. La Wallonie n'a pas d'identité, sa langue est la langue française qui ne lui est en rien propre.

Écrit par : anneet | 15/09/2010

@clarck FANI :Tous les Belges ne sont pas devenus séparatistes; il y a effectivement et c'est regrettable +/- 40% de la population flamande du Pays qui par ses suffrages a cautionné des partis qui visent à moyen terme la fin de la Belgique ( la N-VA entre autres pour ne pas la citer). J'ai, pour ma part, insisté sur mon propre blog sur la nostalgie de ce parti envers les idées fascistes; l'Enseignement devrait commencer à jouer un rôle pédagogique majeur dans les 2 principales Communautés du Pays en leur expliquant l'occupation allemande de 1940-1945, les dangers de l'extrême-droite( qu'elle soit francophone ou autre) car les jeunes sur les bancs des écoles aujourd'hui seront les électeurs, voire les élus, de demain. L'Enseignement doit contribuer à développer leur esprit critique! Les réalités historiques passées ne doivent pas être occultées! Personnellement, je ne suis pas séparatiste mais je reste prudent face à l'évolution des mentalités d'une partie non négligeable de la Population; très certainement en est-il de même pour Anneet
Bonne soirée

Écrit par : Christian | 15/09/2010

TOKO DIA NGUAKU NZIZIAKU

Écrit par : mufuni | 13/10/2010

FNK La patrie ou la mort !

Écrit par : Lumumba | 02/02/2011

La véritable décolonisation mentale et authenticité consiste pour les congolais à apprendre de ce qu'ils ont appris autant de nos ancêtres que des colonisateurs passés (Belgique) et actuels (la Mondialisation).

Il n'y a plus de roue à inventer pour développer un pays. Toutes les "bonnes" expériences des autres doivent être capitalisées. Tout est dans les capacités du congolais à se les approprier avec intelligence.

Écrit par : Christian V. | 21/02/2011

ce n'est pas la gnognote! réflexion d'une hauteur considérable!

Écrit par : open | 02/09/2011

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