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19/02/2010

Espoir pour tous

Nous avons réhabilité une école avec eux, pour eux..

Avec le financement de la Banque Mondiale, comme Agence Locale d'execution du Fonds social de la RDC, nous avons réhabilité cette école EP1 et 3 à Kintambo à Kinshasa, pour les communautés de base de cette  commune et avec elles.

Espoir Pour Tous déploie en République Démocratique du Congo,une action active qui aide les communautés de base à réaliser des activités concrètes qui améliorent les conditions de vie quotidienne et tracent des perspectives de plus d'espoir et de bonheur pour l'avenir dans une méthode de participation et d'appropriation.

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15/02/2010

Albert II à Kinshasa le 30 juin 2010 ?

Le texte qui suit est intéressant mais dois-je être flamand si je ne suis pas pour la visite d'Albert II à Kinshasa ?

Louis Michel et Onkelinx transfèrent le conflit francophones-Flamands au Congo
Écrit par Ntumba Mua Ilunga (CongoOne)
Samedi, 06 Février 2010 18:59

C'est bien une curieuse lecture que la presse kinoise pré-payée(entendez kabiliste) a faite au sujet du récent séjour au Congo à démocratiser de la socialiste Laurette Onkelinx, vice-première ministre et ministre belge de la Santé, qui avait dans son sac un certain Louis Michel, député européen, ancien commissaire européen et ancien ministre belge des Affaires étrangères.


Officiellement, le séjour congolais de l'inamovible ministre socialiste (depuis plus d'une décennie au gouvernement sans interruption, n'est-ce pas la gauche caviar?) était annoncé comme pivotant essentiellement autour du développement des mutuelles au Congo des Kabila. Elle était accompagnée à cet effet des responsables de 3 mutualités belges, socialiste, chrétienne et libérale.


La surprise de l'opinion au Congo comme en Belgique était d'apprendre que Louis Michel faisait partie de la délégation officielle belge conduite par Laurette la socialiste. Une bien curieuse proximité entre deux Wallons quand on sait que leurs partis, le MR et le PS, se détestent cordialement. Tout aussi étonnant est le fait que Louis Michel avait choisi d'aller en villégiature au Congo au lieu de prendre part au congrès du MR qui se tenait à Liège. Etait-ce parce que le coup de force mené par le courant renaissance dont il est le leader non déclaré a été proprement étouffé par la majorité des membres restés fidèles à Didier Reynders? Il ne saurait en être autrement.


Si Laurette Onkelinx semble avoir évolué à Kinshasa, comme dans le Kivu, en rapport avec l'objectif avoué de sa mission, c'est tout le contraire de Louis Michel dont une source digne de foi a confié à Congoone que son arrivée à Kinshasa a été une surprise pour les autorités congolaises.


Parce que plus zélé comme Louis Michel on meurt, l'ex-commissaire européen n'a pas tari d'éloges pour le système politique congolais. Après s'être fait inviter par le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, et celui de l'Assemblée nationale, Evariste Boshab, Louis Michel s'est répandu dans des déclarations aussi farfelues qu'idiotes:" j'apprécie la manière dont l'Assemblée nationale et le Sénat congolais qui fonctionnent vraiment sur les modèles internationaux et sur les standards démocratiques internationaux puisqu'il y a un vrai travail entre majorité et opposition".


Comme ivre du lait, Louis Michel ne pouvait s'arrêter en si bon chemin. C'est ainsi qu'au sortir d'une audience lui accordée par Joseph Kabila, son espoir pour le Congo, Louis Michel se lâche sans une nuance et contre le simple bon sens: «Le Congo reprend les couleurs et va bientôt arriver à une vitesse de croisière qui va le faire monter en puissance »
Comme si cela ne suffisait, l'ancien ministre belge des Affaires étrangères s'est dit persuadé qu'au regard des ressources humaines et surtout naturelles incommensurables dont dispose la RDC, ça va fonctionner". C'est à croire que lesdites ressources viennent d'être découvertes aujourd'hui! Or, ce sont les mêmes ressources naturelles qui sont une malédiction pour le Congo qui renvoie l'image d'un riche mendiant.


Le plat consistant, Louis Michel l'avait gardé pour la fin de ses déclarations qui ne peuvent faire rire même les vaches. Aussi, a-t-il affirmé avoir évoqué avec Kabila les problèmes liés aux élections. Vous avez bien entendu? Les élections!


A une année des prochaines élections générales, Louis Michel commence à battre campagne pour son espoir du Congo quand bien même ce dernier est dans sa dernière année de la législature sans bilan. Il est évident qu'un autre hold-up électoral est en vue.


Seulement voilà! Si Louis Michel s'est rendu de manière précipitée à Kinshasa c'est en rapport avec la grève de la faim observée par un membre du bureau de la Commission électorale indépendante et les accusations de détournement des fonds formulées à l'encontre de l'abbé Malu-Malu par 3 autres membres de la CEI. Une source autorisée souligne à Kinshasa que les accusations portées contre Malu-Malu touchent directement Louis Michel car c'est en bonne intelligence avec l'ancien commissaire européen belge que Malu-Malu avait octroyé des marchés à des firmes occidentales dont des belges impliquées dans l'organisation du hold-up électoral en 2006. L'objectif premier du récent voyage de Michel à Kinshasa, signale-t-on, a été de demander à Malu-Malu de trouver un arrangement à l'amiable avec ses anciens amis de la CEI restés impayés depuis de longs mois alors que lui Malu-Malu a déjà trouvé un autre emploi en rapport avec les divers plans de pacification verbale du Kivu notamment celui dit Amani.

Revenons à Laurette Onkelinx pour noter que partie au Congo où elle a signé, avec son homologue congolais, un accord de coopération en matière de santé publique et des sciences médicales, elle n'a pas résisté à la tentation de flatter le kabilisme dans le sens du poil en saluant l'année du social décrétée par Kabila. Voilà une belle manière choisie par les francophones belges pour accompagner la nouvelle dictature au Congo, là où deux semaines avant, même le très modéré Steven Vanackere, ministre belge des Affaires étrangères, ne s'était pas montré aussi impressionné par la manière de gérer du régime kabiliste, même si le ton a radicalement changé par rapport à son prédécesseur Karel De Gucht qui n'a que faire de l'élégance diplomatique face à des dirigeants voyous.


Les faits et gestes de Laurette Onkelinx et de son compagnon de circonstance Louis Michel à Kinshasa a fait écrire avec une belle unanimité à la presse pré-payée de Kinshasa que leur visite se révèle un sursaut du front diplomatique de Bruxelles pour contrer les opérations de sape menées par Karel De Gucht.


A propos de Louis Michel particulièrement, la presse kinoise note que là où Karel De Gucht avait rangé les autorités congolaises dans le panier à crabes, son prédécesseur aux Affaires étrangères et à la Commission européenne vient exactement confirmer le contraire.
Il ne faut aucun dessin pour réaliser qu'à cause des intérêts partisans, Michel et Onkelinx se sont rendus à Kinshasa pour apporter la caution de la Wallonie, mieux de la Belgique francophone à Kabila. De là à considérer que les Francophones de Belgique veulent communautariser la question congolaise, il n'y a qu'un pas à franchir même s'il serait naïf de croire qu'ils auraient été mandatés par le gouvernement fédéral. Nul doute que les francophones voteront à l'unisson au gouvernement pour que Albert II se rende à Kinshasa le 30 juin à l'occasion du 50e anniversaire de l'indépendance politique du Congo à démocratiser. Onkelinx a déjà donné le ton à Kinshasa en affirmant qu'elle souhaitait que le roi des Belges se rende au Congo le 30 juin en signe de respect ( à Kabila?) alors que le chef de la diplomatie belge temporise en soulignant que le gouvernement a le temps pour se prononcer, surtout que jusque là l'invitation de Kabila à Albert II ne serait encore que verbale.


Si les Belges pouvaient prendre le temps de résoudre leur BHV et laisser les Congolais s'occuper de leur Kabila, ils rendraient un service immense à leur ancienne colonie d'autant plus chaque Congolais a le devoir de s'opposer par tous les moyens à tout pouvoir illégitime comme celui issu du hold-up électoral de 2006.

Mise à jour le Samedi, 06 Février 2010 19:08

18/09/2009

Climat des affaires au Congo

Climat des affaires : la RDC, mauvaise élève


Intitulé « Mener à bien des réformes en ces temps difficiles », le rapport « Doing Business 2010 » classe la RDC 182ème sur une liste de 183 pays les plus importants réformateurs de la planète en termes de climat des affaires. Très loin derrière le Rwanda qui, « en Afrique, s’applique de façon intensive à améliorer le climat des affaires, tout comme le Liberia et l’Egypte », présents dans le top 10. Leçon à retenir : RDC, mauvaise élève.

Le gouvernement peut beau crier avoir mis les bouchées doubles pour assainir l’environnement des affaires en RDC. Sur terrain, ses engagements sont rarement suivis d’actions incitatives. Les gestes isolés pour cheminer sur cette voie n’ont certes pas manqué. Mais, les résultats ont tardé à se faire signaler. L’Agence nationale pour la promotion des investissements (Anapi), censée canaliser les actions du gouvernement dans le sens de l’amélioration du climat des affaires et des investissements, est passée outre ses objectifs. Le bilan de ses actions est plus que décevant.

Ce n’est pas le fait du hasard que le gouvernement se soit résolu, début août en Conseil des ministres, à mettre en œuvre, sous tutelle du ministère du Plan, un Comité de pilotage pour l’amélioration du climat des affaires et des investissements. Une structure parallèle à l’Anapi, selon les spécialistes. La raison est qu’en RDC, le monde des affaires est pollué, gangrené par la corruption. Pas étonnant que la RDC n’ait pas sensiblement amélioré sa position dans la version 2010 du rapport « Doing Business » du Groupe de la Banque mondiale

Dans une enquête conjointe, la Banque mondiale et la Société financière internationale (IFC) analysent les règlementations appliquées aux entreprises (SARL) au cours de leur cycle de vie : de leur création à leur liquidation en passant par le commerce transfrontalier.

EN RDC, 155 JOURS POUR CREER UNE SPRL

En considérant le rapport « Doing Business 2007 », qui avait identifié « 13 étapes » ou formalités durant « 155 jours » pour y créer une société privée à responsabilité limitée (Sprl), la RDC a perdu 7 places, dégringolant de la 175ème à la 182ème place au classement des pays les plus importants réformateurs du monde. Or, selon ce même rapport signale que 7 jours suffisent à un candidat investisseur, dans un autre pays africain, de déposer le dossier complet avant d’ouvrir une entreprise si toutes les conditions réunies. Ce qui permet d’injecter de nouveaux capitaux et de créer de nouveaux emplois.

« Les textes actuellement en vigueur prévoient, pour la création des sociétés, des formalités aussi nombreuses que superflues qui ne se justifient plus dans le contexte actuel et qui rendent extrêmement ardue la création d’une unité de production des biens ou des services en RDC. Cette situation, qui est de nature à décourager les investisseurs et autres entrepreneurs, rend le pays peu compétitif », avait déploré le patronat congolais.

« L’Etat doit arrêter de rechercher l’augmentation de ses recettes, en exerçant une forte pression sur le taux d’imposition fiscale », a aussi stigmatisé la Fédération des entreprises du Congo (FEC) dans un mémorandum adressé au gouvernement, citant notamment l’augmentation de la pression fiscale et parafiscale.

S’agissant de l’impôt sur le chiffre d’affaires et droits d’accises, elle a relevé que « l’augmentation des taux d’imposition depuis mai 2008 de l’impôt sur le chiffre d’affaires de 13 à 15%, des droits de consommation et d’accises sur la bière et les cigarettes de 40 à 60%, l’élargissement desdits droits à huit nouveaux produits et services et la révision à la hausse des tarifs appliqués par certains organismes publics (ONATRA,OGEFREM, RVM,…) ont induit une hausse des charges d’exploitation des entreprises ».

Quant aux droits et taxes à l’exploitation du bois, la FEC a signalé que le secteur éprouve d’importantes difficultés de commercialisation de ses produits sur le marché mondial du fait du tarissement de la demande, suite à la crise financière internationale.

MESURES CORRECTIVES

La table ronde économique gouvernement-secteur privé, organisée en 2008 à Kinshasa sous l’égide du ministère de l’Economie et du Commerce, a recommandé l’accélération du processus d’adhésion de la RDC à l’OHADA et l’autorisation requise pour la création des SARL au cabinet du Premier ministre.

Elle a conseillé la libéralisation du secteur des assurances, l’adoption « dans les meilleurs délais » d’une nouvelle loi sur les marchés publics, des réformes dans le domaine fiscal et parafiscal « en concertation avec les groupements socioprofessionnels », une « fiscalité incitative » dans les secteurs prioritaires (agriculture, élevage, transformation des produits halieutiques, laitiers), l’élargissement de l’assiette fiscale à l’impôt foncier, la fiscalisation de l’informel et l’institution de la TVA.

Le Conseil des ministres, rappelle-t-on, a adopté le 4 août 2009 le projet de loi d’adhésion de la RDC à l’OHADA, créée en 1993 pour unifier les droits des affaires, procéder au règlement des litiges commerciaux par une juridiction unique aux Etats membres et pour promouvoir l’arbitrage.

Le patronat congolais reproche au droit congolais des affaires d’être « lacunaire » (il régit encore la société anonyme avec trois articles seulement), « archaïque » (il continue à consacrer l’incapacité juridique de la femme mariée) et « obsolète » parce qu’il « ne sécurise pas suffisamment l’exercice du commerce par les étrangers ».

Au sortir de l’audience que lui a accordée le chef de l’Etat à Goma (Nord-Kivu) le 12 août 2009, le président de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, a affirmé que « le Président est très déterminé à améliorer le climat des affaires ».

Cependant, la meilleure décision que doit prendre le gouvernement consiste en l’accélération de la réforme de l’Administration publique, réforme entendue dans le sens large du terme pour réduire sensiblement les effets nocifs de la corruption. Une véritable gangrène qui est en train d’éroder l’autorité et le crédit de l’Etat, de retarder l’élan de la reconstruction nationale. Tenez.

Pour avoir un registre de commerce, il faut effectuer un « véritable parcours de combattant ». Quatre mois pour se dire être en règle, si toutefois l’on est persévérant. Ajouter à cela, les « droits » à payer à chaque service. Un tel comportement ne peut favoriser un bon climat des affaires. Bien au contraire, place la RDC dans le registre des pays à « haut risque ». Or, seule une « bonne administration » peut permettre au pays de disposer d’une « bonne économie ».

PIONNIER DE LA REFORME : LE RWANDA

« Pour la première fois, un pays d’Afrique sub-saharienne est en tête des pays les plus réformateurs : l’Etat rwandais a mis en œuvre des réformes majeures dans 7 des 10 domaines couverts par l’étude entre juin 2008 et mai 2009. Une des avancées notables : il faut désormais deux procédures étalées sur trois jours pour créer son entreprise. Deux autres pays africains, le Liberia et l’Egypte (9 et 10e), ferment le top ten des meilleurs réformateurs de la planète. Pour la quatrième fois consécutive, l’Egypte compte parmi l’élite. Ce pays fait d’ailleurs figure de modèle », a expliqué mercredi Sabine Hetveldt de l’IFC, coauteur du rapport « Doing Business 2010 ».

Le Mali et le Burkina Faso sont également cités « pour leurs efforts dans la mise en place d’un cadre plus favorable aux entrepreneurs ».

« Mais en Afrique, la palme du pays qui dispose du meilleur climat des affaires revient à Maurice pour la deuxième année consécutive. Il occupe la 17e place sur les 183 pays de l’enquête, dont 46 sont africains. Parmi eux, 29 ont entrepris des réformes. Celles qui sont les plus récurrentes sont opérées au niveau de la création des entreprises (temps, coût, capital et nombre de procédures) et du commerce transfrontalier. L’Afrique totalise 67 réformes contre 61 l’année dernière », note l’analyste Falila Gbadamassi.


Kinshasa, 18/09/2009 (LP/MCN, via mediacongo.net)