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05/07/2009

Sud-Kivu : les femmes violées rapportent gros aux Ong

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Sud-Kivu: les femmes violées rapportent gros aux Ong

A Bukavu, une multitude d'Ong s'occupent aujourd'hui des femmes violées qui attirent de nombreux financements internationaux. Souvent cet argent enrichit plus les responsables d'association qu'il n'aide les nombreuses victimes…
"C’est seulement une infime partie de l’aide allouée aux victimes des violences sexuelles qui leur parvient", estime Salvator Mubalama, le responsable de Coalition des paysans producteurs agricoles pour le développement intégré (Copadi), de Kaniola, à l’ouest de Bukavu (à l’est de la RDC) où les vi ols ont été particulièrement nombreux. Et pourtant, les associations censées leur venir en aide sont légion. La Commission provinciale de lutte contre les violences sexuelles (CPLVS) regroupe 155 Ong locales, d'autres n’appartiennent à aucun collectif et plus de dix Ong internationales financent des activités dans ce domaine, "parce que les viols perpétrés en RDC ont stimulé la solidarité internationale et suscité la compassion pour les victimes", reconnaît Cyprien Birhingingwa, président de la Société civile du Sud-Kivu.
Un secteur lucratif
C'est ainsi que ceux qui interviennent dans ce domaine s'enrichissent parfois rapidement, dénonce Jean Mwilarhe, membre de l’Ong des droits de l’homme Reprodhoc/Sud-Kivu : "Des responsables locaux d’Ong internationales qui interviennent dans des activités d'aide sur les violences faites à la femme, créent leurs propres associations, mais les financements ne parviennent pas aux victimes". "Elles dilapident les fonds destinés aux femmes violées dans des dépenses d’administration des projets, scandaleuses aux yeux des victimes", ajoute S. Mubalama. "Une Ong internationale a fait le trajet Bukavu-Walungu, deux fois par mois pendant 6 mois, ce qui a consommé environ 1800 $ outre les frais de séjour, pour faire le suivi d'un microcrédit de 2 000 $, soit 20 $ remis à chacune des cent femmes violées pour leur réinsertion économique", s'étonne-t-il.
"Comme beaucoup de fonds y sont consacrés et que le gouvernement n’a pas dicté une politique d’intervention des Ong, certaines d'entre elles changent tout simplement d'activité et s’impliquent dans la prise en charge des femmes violées", regrette Anne Chirume, une analyste. Le secteur regorge ainsi d'amateurs et d'opportunistes. "La majorité ne sont pas formés pour ce délicat travail qui engage la vie des femmes", se plaint Adèle Kagarabi , présidente de la CPLVS.
Cependant, d’autres Ong sont convaincues qu’il n’est pas nécessaire d’attendre des financements extérieurs pour venir en aide aux victimes. Elles font un travail remarquable avec des moyens très limités et dans des lieux où les grandes institutions n’arrivent pas. "Le 12 et le 16 juin, nous avons consulté et soigné dans notre clinique mobile, 37 femmes et 20 fillettes violées à Izege et Mwirama/Walungu (à 145 km à l’ouest de Bukavu). Il y a 4 ans, elles n’avaient reçu que des premiers soins, puis ont été abandonnées jusqu’à ce jour", déclare Paul Ramazani, coordinateur de Fondation Rama-Levina, une association locale de dix personnes dont quatre médecins qui interviennent grâce aux cotisations des membres.
Des aides diverses
Les victimes des viols sont, elles, convaincues que de l'argent est versé pour elles aux Ong qui viennent leur parler. Mais elles n'en reçoivent pas toujours, constate Gisèle Faida, chargée de programme du Collectif des femmes agissant en synergie (Cofas). Pour justifier leurs dépenses, les Ong présentent des statistiques qui sont loin de la réalité.
Certaines femmes profitent aussi de la multiplication de ces Ong. Comme les déplacées sont nombreuses, de vraies ou fausses victimes de viol arrivent à se faire enregistrer plusieurs fois "pour profiter des petites aides qui nous sont destinées", confie N. L., l'une d'elles qui ne cache pas ses raisons d'agir ainsi, "parce qu’ils s’enrichissent grâce à notre souffrance".
"Les bienfaiteurs nous envoient des aides multiformes : nous remonter le moral, faciliter une activité économique une fois rentrée dans la communauté, payer les soins médicaux des femmes violées malades et accompagner le dossier judiciaire des victimes qui portent plainte", déclare une victime, sous anonymat.
Selon un responsable de Family health International (FHI) qui préfère taire son nom, "les victimes des viols qui se plaignent de ne pas être bien considérées, ignorent le volume de l’assistance qui leur est destinée. Au FHI, nous payons les frais de l’accompagnement psychologique puis le déplacement et le séjour de la victime".
Pour attaquer le mal à la racine, Uwaki (Union des femmes paysannes du Sud-Kivu), en collaboration avec d’autres associations, a choisi de faire de la prévention à travers une campagne "Nous pouvons mettre fin aux violences faites à la femme".
Bukavu, 4/07/2009 (Syfia Grands Lacs, via mediacongo.net)

21/06/2009

FARDC

Non les FARDC ne sont pas des forces locales de protection. Elles sont aussi généralement des forces étrangères à la région où elles opèrent. De plus elles n'ont pour objectif que d'asseoir le pouvoir de l'Etat et non la défense des populations locales. Elles sont l'héritière de l'armée coloniale. Elles usent et abusent habituellement de la force et de la violence au lieu d'agir par persuasion et collaboration. Et pourtant faisant fi des véritables intérêts des populations les Etats-Unis, la Belgique et la France veulent coopérer à la réorganisation de l'armée nationale congolaise.
La mission des FARDC est toute théorique dans la réalité d'aujourd'hui due à la non-gérance, voilà pourquoi je préconise des forces locales tout comme en Europe après la défaite de Napoléon en 1815 quand les bourgeois des villes armèrent des gardes civiques pour se protéger des bandes armées de la déroute impériale.

20/05/2009

Orphelins en Afrique noire et spécialement au Congo

Je doute de la présence d'orphelins en Afrique noire.  Rappelez-vous :'"L'Arche de Zoé" dont les 6 Français condamnés par la Cour criminelle de N'Djamena et purgeant leur peine de prison en France après confirmation de leur condamnation par la justice française. Le Tchad demande aujourd'hui  à la France de payer les 6,3 millions d'euros de dommages et intérêts aux familles des 103 enfants. Pour moi ces Français étaient très mal informés ou faisaient mine de n'en rien savoir car fondamentalement pour moi il n'y a pas d'orphelins en Afrique noire. La famille n' y est jamais limité aux parents et grands parents. Tout africain appartient toujours au clan familial. Le drame peut parfois provenir  chez des femmes (amantes) abusées par des  hommes étrangers dans les régions où les familles sont essentiellement patrilinéaires. Si vous devez mieux connaître le sujet que moi j'accepterai volontiers vos remarques. 
Sur le site internet "orphelinats de lodja et de lubefu", on parle même de 2 orphelinats dans le même diocèse si je ne me trompe pas, le diocèse de Tshumbe, au Sankuru, Kasaï oriental; où les populations sont patrilocales et patrilinéaires. Les parents immédiats au sens occidental du terme peuvent être décédés mais quiconque appartient toujours à un clan. Bien entendu la région a pu être troublée par des envahisseurs étrangers à la région et semés des enfants parmi les filles de la région et donc produits des enfants sans père et par conséquent sans famille ou clan. Mais d'après ce que je sais il existe ou tout au moins existait une législation au Congo pouvant par tout élément de preuve obliger les pères à reconnaître leurs enfants naturels. Je suis né en 1933, j'ai connu la période coloniale et suis resté au Congo jusqu'en juillet 1990.
J'ai connu au début de ma carrière au Congo en 1959 un brave père missionnaire qui s'occupait des enfants de filles mères qui de plus étaient des enfants métis j'ai eu plusieurs entretiens avec ce brave homme et l'ai encouragé à rechercher les pères mais il me tenait ce raisonnement, oui je veux bien rechercher les pères célibataires mais non les pères mariés ou ceux que leur état empêcheraient de pouvoir reconnaître leurs enfants. Il ne nous appartient pas de détruire les structures familiales traditionnelles mais au contraire de les encourager mais je crains fort que l'Eglise soit remplie d'incirconcis sur le plan culturel comme le disait si bien  Mgr Kileshye, secrétaire  de la Commission épiscopale pour le développement lors du 3ème Séminaire national "Eglise et développement"(Kinshasa 15/22 novembre 1981).
Généralement en milieu traditionnel la question des filles-mères ne se pose même pas. Dans les grandes villes  il  a sans doute une déstructuration de la société mais il ne nous appartient pas à nous étrangers ou africains trop occidentalisés de favoriser cette évolution et au contraire de raviver les valeurs traditionnelles.