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anneet - Page 6

  • Que Bruxelles rejoigne la Flandre

    Copie de la lettre adressée à M. Bart DE WEVER, président de la N-VA, le 5 novembre 2007.

    Je m'excuse de vous écrire en français mais je suis francophone appartenant à une famille établie à Bruxelles ou dans ses faubourgs immédiats depuis au moins 200 ans tant du côte paternel que maternel et si mes aïeux ont pratiqué le français, c'est parce qu' ayant "réussi" socialement et devenus bourgeois, ils ne voulaient plus parler la langue du peuple.
    Les réserves exprimées ce jour par certains politiques francophones à votre égard me révoltent et je tiens à m'en désolidariser totalement.
    C'est par la lecture de La Libre Belgique du 30 octobre dernier que j'ai appris que vous teniez à vous désolidariser du message de Patrick Janssens au Forum des organisations juives. J'y avais spécialement apprécié que vous ayez rappelé que "l'on ne doit pas perdre de vue la situation des territoires palestiniens occupés". Je vous remercie pour ce dernier point de vue et j'espère que vous ne l'avez pas minimisé lors de votre rencontre du même 10 octobre avec les responsables de la communauté juive d'Anvers.
    Je profite de l'occasion pour vous adresser mes réflexions sur BHV et Bruxelles.
    L'arrondissement  Bruxelles-Hal-Vilvorde ne doit pas être scindé mais tout entier faire partie de la Flandre.
    Bruxelles doit être la capitale de la Flandre.
    Bruxelles, ville essentiellement multiculturelle, peut très bien demain être le coeur de la nation flamande. C'est le souhait le plus clair du nationalisme flamand.
    N'oublions pas qu'en 1917 le général von Bissing, gouverneur général de la Belgique occupée, signait un arrêté instituant deux régions administratives dont l'une comprenait les provinces flamandes ainsi que les arrondissements de Bruxelles et de Louvain, l'autre les provinces francophones ainsi que l'arrondissement de Nivelles. La première région sera dirigée depuis Bruxelles, la seconde depuis Namur. N'était-ce pas prémonitoire?
    Encore un peu d'histoire: les peintures de la salle des mariages de l'hôtel de ville de Bruxelles datent de 1881 et portent des inscriptions flamandes.
    Et pour la prospective: dans 15 ans la langue la plus parlée à Bruxelles sera l'arabe; ceux qui en doutent n'ont qu'à  dénombrer les enfants fréquentant les écoles bruxelloises.
    Que nos hommes et femmes politiques francophones cessent de dire que sur le plan communautaire les francophones sont demandeurs de rien; ceci est faux et tout le monde en convient.
    Que souhaitent en effet les francophones et non seulement ceux de Bruxelles et de la périphérie mais ceux de tout le pays si ce n'est: élire leurs parlementaires sur des listes francophones, être jugés dans leur langue, envoyer leurs enfants dans des écoles francophones, ouvrir des centres culturels francophones, obtenir tous les papiers administratifs dans leur langue, etc...
    Soyons réalistes et pensons à tous les francophones de Flandre. Pourquoi Bruxelles ne pourrait-elle pas faire partie de la Flandre en contrepartie de l'obtention des facilités élargies pour tous les francophones de Flandre? A charge bien entendu pour la Wallonie de faire de même pour les minorités néerlandophones et autres!
    Si la cession de Bruxelles à la Flandre peut apparaître comme une victoire des partis flamands, elle pourrait aussi être une garantie des "concessions" accordées par la Flandre dans la droite ligne des du respect des minorités. J'espère que nos politiques agiront en ce sens avant qu'il ne soit trop tard. Pourquoi ce qui est possible à Miami et à Los Angeles pour les latinos de langue espagnole ne le serait-il pas à Gand ou à Anvers pour les francophones?
    En conséquence de ce qui précède l'exécutif et le parlement bruxellois seraient supprimés ainsi que ceux de la Communauté française. Resteraient donc la Flandre, la Wallonie et la région germanophone ou tout au moins une communauté germanophone, aux habitants des commnes concernées de décider.
  • Exposition "Indépendance" au MARC

    L'exposition du Musée royal de l'Afrique centrale consacrée à l'"Indépendance" de la République démcratique du Congo me permet de formuler quelques remarques.
    A juste titre au tableau des martyrs de l'Indépendance Simon Kimbangu fut retenu comme premier martyr, suivi de Patrice Lumumba et puis des 4 pendus de la Pentecôte, par contre à moins de n'avoir pas bien lu je n'ai pas vu les compagnons de Lumumba morts à E'ville Okito et Mpolo, je n'ai pas vu non plus les 9 lumumbistes tués à Bakwanga, pas plus que Mulele; concernant les travaux de la "Commission d'enquête parlementaire chargée de déterminer les circonstances exactes de l'assassinat de Patrice Lumumba et l'implication éventuelle des responsables politiques belges dans celui-ci" on aurait pu mentionner qu'ils doivent être rendus publics et largement diffusés au Congo, comme le demande sa fille Juliana Lumumba car ces faits appartiennent à l'histoire du Congo.
    On aurait aussi pu soulever la question des frontières du Congo car ces frontières ne sont pas le fait des peuples du Congo mais des étrangers colonisateurs lors de la Conférence de Berlin. L'Etat nation n'existe pas encore (La nation belge non plus mais c'est une autre affaire!).
    Un autre point que je n'ai pas remarqué et qui selon moi a dû avoir une influence néfaste pour le premier gouvernement congolais c'est la présence auprès de presque tous les cabinets ministériels de "belges progressistes" démocrates chrétiens ou socialistes (depuis Benoît Verhaegen à l'économie jusqu'à Ernest Glinne à l'information).
    Quant aux 4 langues nationales retenues et qui font suite aux 4 langues vernaculaires de l'administration coloniale je regrette amèrement cette limitation; il est nécessaire de préserver la richesse de toutes les langues du pays et le meilleur moyen de faire serait d'apprendre à lire et à écrire dans la langue maternelle puis de passer à la langue française devenue nationale.
    Je me permets encore de faire une remarque concernant les élections; pourquoi la Table ronde a-t-elle prônée des élections sans doute parce que les délégués étaient membres de partis politiques et que le modèle belge d'accession à la démocratie a prévalu, on a ainsi donné la victoire, ce qui était prévisible aux nationalistes les plus pointus et le Congo a perdu la sagesse des personnes expérimentées membres des divers conseils (territoire, district, province, gouvernement général); les élections ne sont pas la seule voie démocratique du pouvoir, de plus les élections créent des antinomies et des oppositions durables contraires aux mentalités africaines les plus courantes; Laurent-Désiré Kabila avait voulu instaurer une démocratie directe depuis la base par des comités du pouvoir populaire.
    Ces quelques petites remarques n'enlèvent rien à cette excellente exposition qui devrait être vue par tous "belges et congolais",. (Durant mes études secondaires j'ai très souvent visité le musée avec mon grand père l'entrée à l'époque était gratuite; il est vrai qu'il servait à éclore des vocations coloniales).

    N.B.: J'ai vécu au Congo belge durant l'année 1959. J'ai embarqué à Melsbroek pour Paulis le 4 janvier au soir. J'y allais dans le cadre d'une étude du Cemubac sur la régression démographique zande. J'ai résidé toute l'année à Paulis avec de nombreux déplacements et séjours dans des villages zande  et boa. Constatant l'apartheid qui sévissait au Congo belge j'ai adhéré au MNC et milité pour l'indépendance. Bien entendu mes contacts fréquents avec les autochtones m'ont valu un rapport de la sûreté coloniale dont je ne suis pas peu fier et m'obligea à réintégrer l'Institut de Sociologie Solvay à Bruxelles dès la fin de l'année. Ce retour inopiné  ne m'a pas empêché par la suite de faire une accrière de 30 années au Congo. Durant tout mon séjour je me suis rappelé l'enseignement du professeur René Dekkers qui disait très justement: "Ce ne sont pas les Congolais qui sont venus chez nous. C'est nous qui sommes allés chez eux... moins par amour pour eux que pour notre profit. Ce faisant, nous avons introduit au Congo un genre de vie, un rythme de vie, une mentalité,... des institutions totalement étrangers aux Congolais....  La terre est inaliénable.. Tout ce qu'un chef peut concéder, c'est le droit de l'occuper, de l'exploiter, d'y construire.... Nous leur avons apporté les problèmes; à nous de les résoudre." (Confessions à Mathieu Kalenda", revue Synthèses, n°157, juin 1959).

  • Les Kinois et le Cinquantenaire de la RDC

    Les Kinois et le Cinquantenaire de la RD. Congo, une enquête de l’agence Experts

    Experts, l’agence spécialisée dans les études de marché et sondages d’opinion a présenté le 20 juillet 2010 à Kinshasa, le résultat de l’enquête   « Les Kinois et le Cinquantenaire ».
    Ce sondage permet de comprendre la perception de la population de Kinshasa sur le cinquantenaire et son impact dans le vécu quotidien des Congolais. 
    Le rapport  de 34 pages présente le bilan  global du cinquantenaire de la RDC, les avancées, reculs et défis à relever pour les 50 prochaines années,les personnalités marquantes au cours de ces 50 dernières années par domaine (politique, économie/affaires, sports, musique, …)

    1.000 personnes ont été interrogées et  réparties selon la méthode des quotas par âge, sexe et commune de résidence. 
    «  En réalisant cette enquête, Experts a apporté sa contribution aux festivités du cinquantenaire de la RDC » a déclaré Serge Mumbu, Coordonnateur de l’Agence de Sondage.

    EXPERTS est une agence spécialisée depuis une décennie (Janvier 1999) dans les études de marchés et sondages d'opinion. En 2002, elle est devenue membre officiel de l'Association Européenne pour les Etudes d'Opinion et de Marketing (ESOMAR).
    Ayant son siège à Kinshasa (RDC) à partir d'où elle conduit la majorité de ses recherches, EXPERTS dispose actuellement d'un réseau d'une centaine de collaborateurs extérieurs (enquêteurs, superviseurs, contrôleurs qualité, recruteurs, etc.), dans la quasi-totalité des grandes villes de l'Afrique Centrale (Kinshasa, Lubumbashi, Brazzaville, Pointe Noire, Kigali, Bujumbura, etc.), auprès desquels elle recourt pour la réalisation d'une diversité d'études.

    Selon les besoins des études, Experts recourt aussi à des consultants extérieurs de haut niveau (Professeurs et diplômés d'universités, spécialistes,…) pour renforcer la qualité des travaux réalisés.
    Elle a également pu développer un partenariat avec d'autres agences pour la réalisation de certains projets (RMS Africa, Research International South Africa, Research International Ghana, IMRB…).
    Depuis 2000, l'agence Experts a mis à la disposition des annonceurs (entreprises, agences de communication et de publicité…), des organes de presse écrite & audiovisuelle ainsi que des spécialistes des médias une publication sur l'audience des médias dans la ville de Kinshasa. Trimestrielle puis semestrielle depuis Mai 2008, cette étude sert de manière générale à mesurer l'audience de la télévision, de la radio et de la presse écrite auprès d'un échantillon de 1000 personnes interrogées selon la
    Pour télécharger gratuitement le rapport de l’enquête «  Les Kinois et le Cinquantenaire » : http://www.mediacongo.net/docs/pdf/2010/Etude_Cinquantenaire_Mai_2010_mcn.pdf

    Pour  contactez Experts au 10ème niveau de l'Immeuble Botour, par téléphone au (+243) 99 99 39 460/ (+243) 81 50 42 855 ou par mail : experts@experts.cd, website : www.experts.cd

    Walter Badibanga
    25/07/2010